Audrey, pouvez-vous nous dire comment la digitalisation a été intégrée à l’origine de votre start-up, avec quel bénéfice pour votre activité et vos équipes ? Quel impact le digital a-t-il eu au niveau de votre développement marketing ?
Après avoir créé une bonne base clients et l’avoir fidélisée en ligne, nous avons pu aller voir la grande distribution et nous faire une place. Nous sommes revenus à un modèle plus traditionnel avec une diversification vers le retail et la vente grossiste aux entreprises.
Aujourd’hui, le e-commerce ne représente plus que 50% de notre chiffre d’affaires, le retail environ 30-40% et les grossistes 10 à 20%. Nous avons également enrichi notre offre avec des mouchoirs, de l’essuie-tout, des gels nettoyants.
Pour résumer, nous avons fait notre modèle économique à l’inverse, puisque la plupart des entreprises développent d’abord le retail et ensuite le e-commerce.
Une de nos forces c’est le digital ! On a pu utiliser tous les codes du digital pour pénétrer les modèles économiques traditionnels, notamment le retail.
Le digital a été absolument fondamental pour nous, puisque sans le digital nous n’aurions pas lancé notre marque. Nous avons été la première marque française de papiers d’hygiène en ligne avec un système d’abonnement. Notre réussite est aussi due au fait que nous avons innové sur la matière première. Nous utilisons uniquement du papier recyclé produit en France, c’est une innovation très écologique. Aujourd’hui, nous sommes les seuls papiers labellisés Origine France Garantie en recyclé dans la grande distribution.
Nous avons aussi fait le choix du tout digital pour nos outils de paie (Payfit), de mutuelle ou encore les tickets restaurant (Swile). Idem au niveau bancaire, en plus de notre banque traditionnelle nous utilisons Qonto. Tout ou presque est dématérialisé.
Enfin pour notre site internet nous utilisons une plateforme clé en main, Shopify, très facile à utiliser. Nous n’avons pas eu besoin de faire appel à un développeur informatique.
Aujourd’hui nous sommes 13 collaborateurs, et si nous continuons à nous développer, ces outils ont vraiment la capacité de suivre.
Comment la digitalisation vous aide-t-elle dans votre développement international ?
Notre stratégie à l’international est pour le moment très opportuniste. Nous sommes présents sur le marché belge et suisse. Nous ne faisons pas de prospection, car nous sommes concentrés sur le marché français, et cela nous prend énormément de temps.
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à des entrepreneurs souhaitant développer leur activité via le digital ?
S’il s’agit d’une activité de vente en ligne, la base c’est évidemment le digital, je leur conseillerai de ne pas partir du principe que c’est très simple et qu’il suffit de lancer un site web ou de mettre de la publicité en ligne. Il faut quand même bien en comprendre les rouages. Il y a une différence entre une publicité sur META et la publicité sur Google, d’autant plus que les choses évoluent tout le temps et rapidement. Il faut également bien se former et/ou bien s’entourer de personnes expérimentées.
Sans le digital nous n’aurions pas lancé notre marque
Pour les personnes qui commencent leur activité de façon traditionnelle, puis qui veulent se lancer en ligne, je leur conseillerai de boire beaucoup de cafés avec des professionnels du digital pour voir en amont si c’est une bonne idée ou non. Je ne suis pas sûre qu’il faille absolument aller sur le e-commerce, ça dépend tellement du business.
Ensuite, notamment sur toute la partie RH, je trouve que c’est vraiment important d’être 100% en digital, parce que c’est tellement plus simple en tant qu’entrepreneur, cela fait gagner un temps fou et toutes ces entreprises ont un service client hallucinant.
Il existe beaucoup d’outils très bien, et de nombreuses solutions, sur d’autres plateformes.